Monthly Archive for August, 2011

I’ll be like a case of bad flu – Part VIII

Depuis quelques semaines, je tentais de rejoindre des gens placés plus haut dans la foodchain du ministère de la famille.

J’ai reçu une belle petite lettre du directeur des plaintes m’indiquant que mon seul recours est le service des plaintes. Jvas leur en faire moi…

Voici ma réponse:

Montreal, le Mardi 9 Aout 2011

Ministère de la Famille

A./S. : Benoit Veronneau

Directeur du service des plaintes

Objet : Explications sur mes démarches

Monsieur

Avec tout le respect qui vous est dû. J’ai voulu joindre Madame Bérubé parce que je suis insatisfait du traitement des plaintes que j’ai déposé, je m’explique:

Le rôle d’un service des plaintes est de prendre les plaintes et de réellement faire quelque chose pour corriger la/les situations rapportées.

Depuis plus d’un an je constate que vous prenez en note les plaintes, montez un dossier, mais…

1.Il n’y a aucun suivi

2.Aucune action ne semble être prise. C’est le statu quo depuis plus d’un an.

Pas une entreprise privée avec un tel service à la clientèle ne survivrait.

J’ai l’impression que l’on prend en note mes inquiétudes par politesse et non par désir de vouloir réellement changer les choses. J’ai l’impression de faire rire de moi, malgré le fait que les points que j’ai apportés soient partagés par beaucoup de parents.

En plus, quand on remet en question certaines politiques internes du ministère, on se fait répondre des Inepties. Je fais spécialement référence aux places subventionnées dans des garderies dont la politique d’admission favorise des gens provenant de tel ou tel milieux de travail. Je sais que les gens qui bénéficient de ces places sont aussi des parents, mais eux, à leur retour au travail, ils n’ont pas à chercher de place et sont certains d’avoir une place subventionnée tout de suite. En contrepartie, je connais des tas de parents qui n’ont été appelés que lorsque leur enfant avait 3 ans. Plusieurs n’ont même jamais été appelés. Ils ont travaillé des semaines à être sur les listes et à faire des téléphones. Ce n’est pas juste pour eux.

Il y a une belle garderie dans notre quartier, Coeur de Cannelle. Elle favorise les employés de la technopole Angus et ensuite les gens du quartier. Rattachée a cette garderie il y a Coeur Atout, une autre garderie avec la même politique d’admission. Avant l’arrivée de la CPE du Carrefour, ces deux garderies en installation étaient les plus belles du coin, mais pratiquement personne du Quartier n’y avait accès. Les employés de la technopole, qui viennent la plupart du temps des banlieues, bouffaient toutes les places.

C’est la même chose pour la régionalité. Une garderie d’une région X ne devrait pas pouvoir prendre des enfants de la région Y sauf si elle prouve qu’il y a pénurie d’enfants dans son coin. Ça éviterait que des garderies dans le coin de Varennes aient du mal à avoir des enfants, et que celles de Montréal se remplissent d’enfants des banlieues, privant ainsi les Montréalais de places dont ils ont besoin.

Les suggestions que j’ai apportées ne coutent pratiquement rien au ministère et rendent l’accès aux places plus « fair ». Centraliser les listes régionalisées et rendre leur usage obligatoire serait également une bonne idée, mais il y aurait des coûts de rattachés à ça.

Or il semble que votre département semble vouloir demeurer du côté du problème plutôt que de la solution. « On ne peut pas faire ça. Ce serait de l’ingérence » ne devrait pas faire partie de votre répertoire d’excuses. La collectivité paie pour des places dans son milieu, la collectivité a droit à ces places.

Dans un article de Pascale Breton du 22 Juillet 2010 sur Cyberpresse on peut lire que vous avez reçu 30 plaintes au sujet de la gestion des listes d’Attente. Si vous vous fiez à ces chiffres pour prendre action ou banaliser l’affaire, dites vous que c’est loin d’être représentatif de ce qui arrives. Les parents qui prennent le temps de porter plainte sont une infime minorité. La plupart des gens préfèrent vivre avec le problème que de porter plainte parce qu’ils se disent, avec raison, que ça ne donnes rien. Le fonctionnement des listes, en plus d’être totalement anarchique, est un peu confus pour la majorité des gens. Je dis donc que si vous avez eu 30 plaintes, c’est comme si vous en aviez eu 30 000. La grogne contre votre ministère est généralisée, et on la ressent dans les réseaux sociaux et dans les médias.

De plus, les garderies qui favorisent des employeurs ne l’affichent pas nécessairement. Il faut vraiment demander. Peu de parents se rendent jusque là parce que ce n’est pas notre travail de jouer à la police. C’est la job de votre ministère.

Pour terminer, je crois pleinement que mes inquiétudes desservent plus d’attention que ce que les gens de votre département leur accordent en ce moment. J’ai cru un moment que vous et votre équipe auriez pu m’aider, mais après plus d’un an à attendre des changements, je vois bien que vous n’avez soit aucun pouvoir ou que vous ignorez mes requêtes.

À cette fin, soyez persuadé que j’intensifierai mes efforts afin de joindre des gens de plus haut niveau qui peut-être pourront et voudront changer les choses.

Bien à Vous

Ce parti de la neutralité est celui qu’embrassent le plus souvent les princes irrésolus, qu’effrayent les dangers présents, et c’est celui qui, le plus souvent aussi, les conduit à leur ruine. – Nicolas Machiavel